Nous avons actuellement 7 ha cultivés en planter-partager (métayage) plantés en 2017 en palmier à huile à Sokrogbo (département de Tiassalé, région des Lagunes). Du fait de la complexité des questions foncières en Côte d’Ivoire, nous préférons le planter-partager à l’achat de terres, la propriété étant souvent difficile à déterminer avec précision et potentiellement génératrice de conflits. La solution du planter-partager, où les deux parties sont gagnantes, est largement plus sécurisante.

Nous avons noué des relations suivies et amicales avec les représentants du village, dans lequel nous séjournons parfois. Sur place la plantation est suivie par notre technicien agricole à temps partiel, qui est un professionnel formé et reconnu. Il est assisté par notre ouvrier agricole salarié à plein temps, auquel nous assurons le logement sur place, le transport en moto et la fourniture de riz pour son alimentation. La parcelle est située près d’une rivière alimentant des marigots. Ceux-ci s’assèchent depuis 2017 de façon inquiétante pour l’avenir, à cause du réchauffement climatique qui affecte durement l’Afrique subsaharienne. Nous avons donc décidé de forer un puits à l’été 2017 par des puisatiers locaux, afin d’assurer des récoltes régulières.

Fin 2016 nous avons réalisé en culture hors sol une pépinière de palmiers formée de graines sélectionnées par le CNRA (Centre national de recherche agronomique). La pépinière, grâce aux soins constants d’Aubin et d’Anicet, a été plantée en août 2017 sur 4,5 ha. Les 2,5 ha restants seront plantés en 2018. Pendant 3 ans, avant la première récolte du palmier nous plantons du vivrier (manioc, gingembre, etc.) dans les intervalles entre les palmiers. Notre but est d’autofinancer ainsi les coûts d’exploitation de cette parcelle.

Les recherches de parcelles supplémentaires se poursuivent. La question de l’identification précise du propriétaire (la coutume domine très largement le droit foncier en Côte d’Ivoire) est fondamentale.